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La voix des collines s'enroue...

La voix des collines s'enroue...

La voix des collines s’enroue
au fond de votre gorge : la nuit
doit avoir blessé
son écho.

Les champs piqués d’amandiers
sont devenus des sanglots
dont la tristesse vous paraît comme allégée
par l’habitude du malheur.

Les fiers épis du maïs brillent
dans vos yeux où s’irise une larme
vierge qui pleure sur l’oubli des jours.

Traduit de l’arabe par René Rizqallah Khawam in, « La poésie arabe », Editions Phébus (Libretto), 1995

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Poésie
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