Ceci est ma maison
Un recueil de poèmes de Nour Elassy
Parution le 09 septembre 2026
Présentation par l’éditeur :
Le premier recueil de la poétesse Nour Elassy, figure émergeante de la jeunesse palestinienne, sur l'horreur du génocide à Gaza, la douleur de l'exil et la puissance de l'espoir.
La naissance d'une écrivaine qui marquera indiscutablement sa génération.
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Préface de Mona Chollet. Postface de Karim Kattan
Éditions Les Liens Qui Libèrent, 2026
EAN : 9791020921208 - 208 pages - 18 €
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Nour Elassy, née en 2002 à Gaza, est journaliste et poétesse. Après des études en littérature à l’Université islamique de Gaza, elle fait aujourd’hui de l’écriture son activité principale. Exilée en France depuis juillet 2025, pour poursuivre ses études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), elle poursuit pour Mediapart et AOC les chroniques qu’elle avait commencé à publier à Gaza.
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« Dès lors, il n'y a que vous, lectrices et lecteurs. C'est à vous, qui allez lire ces poèmes ciselés, incisifs, déchirants, d'accueillir l'événement, de transformer la chambre de votre conscience en tribune politique, en salle de rédaction, en cour de justice.
C'est à vous de partager le citronnier de Nour, et l'odeur du gâteau à l'orange dans la maison, ce tranquille soir de janvier d'avant le cataclysme. »
Mona Chollet
« Contre Gaza-gris, contre Gaza-décombres, elle convoque pour nous Gaza-couleurs, Gaza-rêve.
Ou, plus précisément, elle fait vivre simultanément toutes ces Gaza : le décombre, la maison, l'arbre, la famine, la mer, le sang, la fleur, le rêve. »
Karim Kattan
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EXTRAITS
« Tel que je le perçois
ni votre Cour de justice
ni vos négociations
ne pourront me rendre
mes bourgeons
Ceci n'est pas, et n'a jamais été
des décombres.
Ceci est ma maison. »
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« Il manque à mes mains
Ciel noir
terre rouge
des enfants hurlent
et tout semble si
profondément irréel
« Je ne vois plus. Je suis tout seul.
Sors-moi de là »,
un enfant crie, par-dessous les gravats
Pardonne-moi, mon enfant
Il manque à mes mains.
J’ai bien tenté d’appeler à l’aide
Mais il s’avère que l’aide
elle-même
a besoin de secours
J’ai bien tenté de hurler
en direction des caméras allumées
Il s’avère que le monde entier regardait déjà.
Regardait droit,
avec des yeux impuissants
J’ai bien tenté de crier, du plus fort que j’ai pu
Mais il s’avère qu’ils étaient tous sourds
Pardonne-moi, mon enfant
Il manque à mes mains de quoi te sauver. »
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Medias
• Nour Elassy, poétiquement Palestinienne. Propos recueillis par Yasmine Chouaki, RFI, En sol majeur, 13/09/2026. Audio, 49 min.
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