Ces ailes qu'on ne brise pas. Poèmes
Un recueil de Ghosoun Qtifan
Parution le 17/04/2026
Présentation par l'éditeur :
« Nous nous sommes dispersés, et au chaos l’hiver s’est mélangé.
Des appels à l’aide sans réponse,
Sans soin, sans remède, ni médecin. »
Dans ce recueil bilingue français-arabe, Ghosoun Qtifan, Gazaouie exilée, porte un message d’espoir et de justice pour la Palestine. Elle met en mots l’extrême de la violence coloniale et génocidaire à l’œuvre, celle de ces deux dernières années mais aussi celle des décennies d’occupation par Israël. Par la puissance et la justesse de sa poésie, elle raconte sa terre et son peuple. Ghosoun Qtifan a dû quitter Gaza et sa famille pour que l’un de ses fils, mutilé par les frappes israéliennes, reçoive des soins essentiels — et c’est aussi depuis cet arrachement qu’elle écrit. La mort, la blessure et la perte apparaissent dans le creux des mots, mais elles s’accompagnent d’une force de vie, d’une résilience et d’une résistance inépuisables et ô combien nécessaires.
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Éditions Blast (Collection Envers), 2026.
bilingue arabe-français
Traduction : Farah Chami
Illustration de couverture : Imen Roulala, "Ghosoun", 2026
ISBN : 978-2-492642-40-1 - 96 pages - 12,00 €
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Note de l'éditeur :
C'est la journée des prisonnier·es palestinien·nes. Gaza est une prison à ciel ouvert, sous un blocus qui contrôle les corps, les sorties, les soins. Fin octobre 2023, au moment où le dispositif se referme plus brutalement encore, Ghosoun parvient à partir avec son fils mutilé par les bombes. Partir n'est pas une échappatoire, c'est céder au déplacement forcé qui dépossède les Gazaoui·es de leur terre, de leurs proches et de tout ce qui fait qu'on existe quelque part. Ce livre s'écrit depuis cet exil subi, traumatique, et sans retour certain.
« Que peut la poésie face aux décombres ? » demande Hourya Bentouhami dans la préface du recueil. Ce que rien d'autre ne peut : nommer nos mort·es avant qu'iels ne disparaissent dans les chiffres, adresser une parole à nos enfances broyées, faire de la langue un territoire que rien n'exproprie.
Les poèmes à la première personne prennent appui sur des scènes précises : marcher sous les bombardements, trouver son enfant parmi les décombres, regarder le corps amputé, refuser de céder au mutisme que la barbarie produit. Dire qu'il n'a pas perdu de jambe mais reçu des ailes pour lui redonner une image de lui-même autre que celle de la destruction. C'est l'état traumatique : une conscience clivée, qui sait une chose et en dit une autre parce que c'est la seule façon de ne pas se briser.
Le livre paraît en bilingue arabe-français pour la 1ere fois dans le catalogue. Dans un contexte où une culture est activement détruite, publier la langue est un acte de mémoire autant que les sensibles consignés dans le recueil.
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