Culture de Palestine
Menu icoMenu232Dark icoCross32Dark
<
>
  • Actualités
  • Agenda
  • Le Babillard
  • Coups de coeur

Ajoutez un logo, un bouton, des réseaux sociaux

Cliquez pour éditer
  • Culture de Palestine
  • icoSocial32Dark
    ACCUEIL ▴▾
    • Accueil
    • Nos raisons d'être
    • Mode d'emploi
    • Adhérer
    • Donner
    • Dons à Gaza
  • icoDonation32Dark
    ACTUALITÉS / AGENDA ▴▾
    • Actualités
    • Agenda
    • Le Babillard
    • Coups de coeur
  • icoBook32Dark
    LITTERATURE ▴▾
    • Livres
    • Revues
    • À paraître - Souscriptions
    • Auteurs
    • Mahmoud DARWICH
    • Gaza en rimes
    • Poèmes Donia al-Amal et Œuvres Dalya Abdalrahman
  • icoInstagram32Dark
    CINÉMA & VIDÉO ▴▾
    • Films
    • Films en développement
    • Vidéos
    • Séries
    • Festivals de cinéma
    • Artistes
    • Sur le cinéma palestinien
    • Projets & souscriptions
    • Distributeurs de films
    • Adresses privées
  • icoCulture32Dark
    ARTS PLASTIQUES ▴▾
    • Artistes
    • Résidences d'artistes
    • Galeries
  • icoSpeaker32Dark
    MUSIQUE ▴▾
  • icoBank32Dark
    LIEUX RÉELS ET VIRTUELS ▴▾
    • Musées et Galeries
    • Au coin du mur
    • Festivals
    • Ailleurs sur la Toile
    • Restaurants
    • Archives
    • Sites & paysages
    • Architecture et Urbanisme
    • Cartographie
    • Associations
  • icoPartners32Dark
    RESSOURCES ▴▾
    • Spectacle vivant
    • Expositions
    • Fiches conseil
    • Conférenciers
    • Organismes officiels
    • Formation - Enseignement - Pédagogie
  • Adhérer
  • Se connecter
  • Accueil
  • Nos raisons d'être
  • Mode d'emploi
  • Adhérer
  • Donner
  • Dons à Gaza
  • Actualités
  • Agenda
  • Le Babillard
  • Coups de coeur
  • Livres
  • Revues
  • À paraître - Souscriptions
  • Auteurs
  • Mahmoud DARWICH
  • Gaza en rimes
  • Poèmes Donia al-Amal et Œuvres Dalya Abdalrahman
  • Films
  • Films en développement
  • Vidéos
  • Séries
  • Festivals de cinéma
  • Artistes
  • Sur le cinéma palestinien
  • Projets & souscriptions
  • Distributeurs de films
  • Adresses privées
  • Artistes
  • Résidences d'artistes
  • Galeries
  • Musées et Galeries
  • Au coin du mur
  • Festivals
  • Ailleurs sur la Toile
  • Restaurants
  • Archives
  • Sites & paysages
  • Architecture et Urbanisme
  • Cartographie
  • Associations
  • Spectacle vivant
  • Expositions
  • Fiches conseil
  • Conférenciers
  • Organismes officiels
  • Formation - Enseignement - Pédagogie
Actualités Agenda Le Babillard Coups de coeur
Retour
« CE QUI SE PASSE À GAZA EST LE PREMIER GÉNOCIDE DIFFUSÉ EN DIRECT »

« CE QUI SE PASSE À GAZA EST LE PREMIER GÉNOCIDE DIFFUSÉ EN DIRECT »

NAN GOLDIN secoue les Rencontres de la photographie d’Arles

par Jonas Cuénin, Blind Magazine, 09/07/2025

Jonas Cuénin est le directeur du magazine Blind et l’ancien rédacteur en chef des magazines L’Oeil de la Photographie et Camera.

Mardi 8 juillet, au théâtre antique d’Arles, la photographe américaine Nan Goldin a pris la parole pour dénoncer la guerre à Gaza et provoqué un échange électrique avec des spectateurs pro-israéliens. Une intervention rare, politique, dans un lieu habitué aux discours lisses de remises de prix.

Le théâtre antique d’Arles n’avait pas connu pareille secousse depuis au moins trente ans, selon les souvenirs de spectateurs habitués. Mardi 8 juillet, en soirée d’ouverture officielle des Rencontres de la photographie, la photographe américaine Nan Goldin a pris la parole sur scène pour dénoncer la guerre à Gaza, dans un discours d’une intensité rare, où se sont mêlés engagement, douleur et appel à la responsabilité collective.

Alors que le public, environ 2 500 personnes, s’attendait à une simple présentation de son film “Stendhal Syndrome“, projeté dans le cadre de son exposition à Arles, et la réception de son prix Kering Women in Motion, Nan Goldin est ensuite apparue sur scène aux côtés de l’écrivain Édouard Louis. Derrière eux, des images de Gaza ont défilé en silence: principalement des vidéos postées sur les réseaux sociaux, diffusées par des civils ou journalistes palestiniens, montrant leur quotidien, sans horreurs toutefois. Puis la photographe s’est exprimée durant de longues minutes : « Ce qui se passe à Gaza est le premier génocide diffusé en direct. Chaque jour, malgré la censure des journalistes, la fermeture des comptes sur les réseaux sociaux et l’impossibilité d’accès aux médias, on peut voir ce qui se passe. Vous doutez de ce que vous voyez ? Vous pensez que c’est exagéré ? Pourquoi avez-vous toujours besoin de plus de validation des médias dominants pour croire ce qui se passe ? »

Dans l’enceinte millénaire où se succèdent projections et discours institutionnels, cette prise de parole détonne. D’autant plus qu’elle se déroule en présence d’une partie du monde de la photographie international, venu assister à l’inauguration. L’artiste, l’une des plus grandes figures vivantes de la photographie contemporaine, a rappelé la responsabilité du monde culturel dans le silence ambiant : « Notre propre milieu nous a trahis. Le monde de la culture participe au silence. Qui aurait imaginé qu’il serait devenu si difficile d’exprimer une opinion ? Des centaines d’artistes, écrivains, enseignants ont vu leurs expositions, conférences ou spectacles annulés parce qu’ils refusaient de se taire. »

Nan Goldin n’en est pas à sa première prise de position engagée. Figure de la lutte contre les opioïdes aux États-Unis, à l’origine du collectif PAIN (Prescription Addiction Intervention Now), elle a fait de la parole une arme de contestation. L’aura artistique de Goldin, sa trajectoire d’artiste engagée, donnent à ses mots une portée d’autant plus forte. Elle ne s’est pas contentée de dénoncer, elle a aussi proposé des actes : « Arrêtez d’acheter chez Starbucks ou McDonald’s, ou les produits d’autres sociétés qui soutiennent cette guerre. Faites vos recherches. Donnez de l’argent directement aux gens. Cette guerre est aussi une guerre d’argent. Votez pour ceux qui veulent changer la situation. Être outré sans voter, c’est être complice. »

Elle s’est ensuite adressé à ceux qui pensent ne rien pouvoir faire. Le propos se fait plus intime, plus incisif encore : « L’expérience du monde d’aujourd’hui, c’est l’expérience de l’impuissance. On est chez soi, dans son lit, sur son canapé, et on regarde un génocide en direct sur son téléphone. Et on pense qu’on ne peut rien faire. Mais c’est ce que le pouvoir veut nous faire croire. »

L’intervention ne s’est pas déroulée sans tensions. Alors que Nan Goldin dénonçait « le premier génocide diffusé en direct », une spectatrice l’a interrompue en criant depuis les gradins : « Et les otages ? Vous ne dites rien sur les otages israéliens ! » La photographe a marqué un temps, laissé passer les insultes d’autres spectateurs à l’encontre de la spectatrice, avant de répondre, d’une voix posée : « Je ne nie pas la douleur et les 1000 et quelques israéliens tués le 7 octobre, mais il y en a plusieurs dizaines de milliers du côté palestinien. Ces gens sont assassinés pour leurs terres. La culture d’Israël est de se victimiser. Ils reproduisent sur les Palestieniens le même génocide qu’ils ont subi par les Nazis. » Une salve d’applaudissements a suivi sa réponse, couvrant les protestations de la spectatrice, qui a débattu avec Nan Goldin, pour ensuite quitter l’amphithéâtre. Quelques personnes l’ont suivie, mais la majorité du public est restée, visiblement émue, certains debout, d’autres en larmes. Ce moment de confrontation a cristallisé la charge émotionnelle de la soirée, confirmant que l’art, lorsqu’il s’engage, divise autant qu’il mobilise.

La scène, relayée par les médias français, a fait le tour des réseaux sociaux. Certains y ont vu un déplacement du champ de l’art vers l’activisme, d’autres une mise en danger salutaire d’un « entre-soi » culturel trop confortable. Quoi qu’il en soit, en quelques minutes, Nan Goldin a redonné à l’image projetée sa charge politique la plus brute, renouant avec une tradition où l’image se fait acte. Et si le théâtre antique a résonné ce soir-là d’une voix inhabituelle, c’est peut-être justement pour rappeler que certains artistes ne se content pas de représenter. Parfois, ils clament. Parfois, ils dénoncent. Et parfois, ils le font de manière brute et forte, devant tous.

Magazine Blind

-----

Découvrez davantage d'articles sur ces thèmes :
Photographie Solidarité Prise de position
icoFacebook35Color icoTwitter35Color icoLinkedin35Color icoComment35Color
icoFacebook35Color icoTwitter35Color icoLinkedin35Color icoComment35Color
0 commentaire(s)
Connectez-vous pour laisser un commentaire
Consultez également
SOUTIEN À LA RÉVOLTE DE LA JEUNESSE EN FRANCE !

SOUTIEN À LA RÉVOLTE DE LA JEUNESSE EN FRANCE !

Par Artistes pour la Palestine et FRACBI, le 17 octobre 2026Cette jeunesse nous impressionne par...

19 octobre 2026
JOURNALISTES PALESTINIENS au PALMARÈS du 33e PRIX BAYEUX CALVADOS-NORMANDIE

JOURNALISTES PALESTINIENS au PALMARÈS du 33e PRIX BAYEUX CALVADOS-NORMANDIE

des CORRESPONDANTS DE GUERRE-----• Mahmoud ABU HAMDA, Freelancepour « Ce que la guerre laisse...

11 octobre 2026
LA PALESTINE - MOSAÏQUE, Le magazine RAP, N°15

LA PALESTINE - MOSAÏQUE, Le magazine RAP, N°15

Un numéro par et pour le rap palestinienNUMÉRO CARITATIFLE RAP APPARTIENT À TOUS SAUF À...

17 septembre 2026
L’Etat d’Israël commet un génocide en Palestine, et la France est complice

L’Etat d’Israël commet un génocide en Palestine, et la France est complice

N’acceptez pas l’inacceptable. Alors sanctionnez Israël et libérez la Palestine !A lire aussi...

17 septembre 2026
«À plus de 4000 kilomètres du conflit» :

«À plus de 4000 kilomètres du conflit» :

l’impossible boycott culturel d’Israël« Vous avez le droit de vous apitoyer (brièvement) sur le...

8 septembre 2026
GAZA CONTINUE DE BRÛLER : À QUOI SERT DE<br />
VOIR, SI C'EST POUR NE PAS AGIR ?

GAZA CONTINUE DE BRÛLER : À QUOI SERT DE
VOIR, SI C'EST POUR NE PAS AGIR ?

Plus de 1100 personnalités et 45 organisations appellent à des actions concrètes en solidarité...

6 septembre 2026
icoFacebook24Color icoYoutube24Color icoLinkedin24Color icoInstagram24Color
  • Plan du site
  • Licences
  • Mentions légales
  • CGUV
  • Paramétrer vos cookies
  • Se connecter
  • Propulsé par AssoConnect, le logiciel des associations Culturelles