Six mains et trois cœurs
Wissam et le Trio Joubran
L’année vient de commencer. Nous sommes le 3 janvier 2026, et la Place Georges Mulot brille encore des lumières de Noël. En son centre, la Fontaine du puits de Grenelle. De l’autre côté une belle boutique. C’est d’ailleurs plutôt un bel espace qui accueille l’atelier d’un jeune luthier ; Wissam Joubran. Wissam fabrique des ouds. Bel instrument oriental dont il joue à merveille, aujourd’hui au sein du Trio Joubran avec ses deux frères Samir et Adnan. Wissam est considéré comme étant l'un des meilleurs oudistes au monde. Il vit à Paris depuis 2005, où il a installé un atelier dans le 15e arrondissement.
L’atmosphère aux lendemains des fêtes de Noël est calme, feutrée et propice à la rencontre. Ahlan w Sahlan ! Bienvenue à celui qui franchit le seuil de ce lieu artistique de méditation et de rencontres. Un café et quelques douceurs pour agrémenter les premiers instants. Nous parlons tout d’abord de tout et de rien, de Nazareth, de ses douceurs, et bien sûr du Knaffé de Nazareth… Cet entretien fait suite à notre rencontre à l’Institut du Monde Arabe entre Elias Sanbar er Farouk Mardam Bey à l’occasion de la journée de la Terre, et autour de la poésie du poète national palestinien Mahmoud Darwish. L’entretien dure deux heures, et c’est déjà la nuit qui vient nous tirer de cet atelier après quelques photos ; et déjà bientôt à la veille d’une autre tournée en Turquie et au-delà.
Au jour de l’écriture de ce long article, nous saluons la mémoire d’une femme généreuse et modérée amie de Yasser Arafat, de Mahmoud Darwish et des frères Joubran ; Leïla Shahid. La Palestine perd une voix douce et puissance, discrète et efficace. Une femme de convictions aux amitiés nombreuses et solides. Nous lui dédions ces mots…
** Une passion familiale
Wissam Joubran est né en février 1983 à Nazareth dans une famille réputée pour son riche passé artistique. Elle jouit d’ailleurs d’une belle réputation. Nazareth et la Galilée ont un patrimoine musical très riche. Le Nord de la Palestine est une région féconde pour ce qui touche à la musique. Vu la proximité géographique de la Syrie et du Liban, c’est aussi une région où beaucoup d’influences se croisent. Sa mère chantait des chants arabo-andalous, tandis que son père était considéré comme un luthier d’excellence parmi les luthiers les plus célèbres de Palestine et du Monde arabe. Ils sont luthiers depuis 1895 : quatre générations accomplies de luthiers. Pour cette raison beaucoup de musiciens se rendent chez les Joubran. C’était déjà une école de musique permanente. « Dans la maison familiale, à Nazareth, on trouve partout des ouds », dit-il.
Le climat familial favorise une familiarité avec le oud, et la musique arabe en général. Son père fabriquait des oud dans la cuisine avant d’avoir son atelier. Il inscrit Wissam à des cours de violon au conservatoire de Nazareth. A six ans, ce dernier fabrique son premier instrument. Il assistera son père dans la fabrication du oud. À l'âge de neuf ans, sous l'influence de son frère Samir, Wissam se tourne à son tour vers la pratique du oud, et commence par faire quelques concerts en Palestine. À douze ans, il partage la scène avec son frère Samir à Paris. À l’adolescence, il écoute la musique de Farid El Atrache. Puis, s’intéresse à la musique contemplative de l’irakien Munir Bashir. Il écoute également avec bonheur, Mohamed El Qasabji, un musicien qui accompagnait Oum Khalthoum. Son intérêt pour la musique se poursuivra tout au long de son enfance et de son adolescence. Il ne s’imagine pas être seulement luthier sans être aussi musicien… En 1996, il a 12 ans. C’est la première fois qu’il vient à l’Institut du Monde Arabe (IMA), et qu’il monte sur scène avec son frère Samir. Mahmoud Darwish était présent dans la salle. Le poète appelle sa mère quelques jours plus tard pour lui dire que son jeune fils était extraordinaire. Il garde en mémoire le jeune Wissam. Plus tard, il lui demandera de monter sur scène avec lui à Genève ; à l’ONU. Bien avant l’ONU, les frères avaient déjà fait plus de 200 concerts. Wissam commence en 2000 avec Samir ces concerts, et Mahmoud Darwish les appelle…
** Wissam lie deux passions qui n’en font qu’une !
Un premier élan pour la musique, et une passion pour la fabrique de l’instrument. Son frère Samir va être le premier de cordée. Il est lui-même réputé comme un oudiste talentueux. En 2001, Wissam devient le premier étudiant arabe à entrer dans le prestigieux Institut supérieur Antonio Stradivari de Crémone (Italie). Il est aussi le premier Arabe à recevoir un diplôme de cette illustre Ecole. Cet Institut est renommé pour sa fabrication d’instruments à cordes. C’est donc une carrière artistique comme musicien qui se déclenche dans la péninsule italique. C’est une responsabilité qu’il ressent alors pour venir en France. En 2003, il reçoit la distinction du meilleur artisan luthier et, en 2005, il obtient son diplôme de Maître Luthier avec les félicitations du jury ; date à laquelle il arrive à Paris. Wissam revient sur les sentiments qui l’animent à cette époque : « La France nous a accueilli généreusement les Frères Joubran. Un pays qui a donné beaucoup pour la Culture, et qui a permis à ce que ce pays politiquement soit l’unique à l’époque pour que les artistes, entre autres puissent se produire librement. Une liberté d’expression « à la française » unique dans le Monde ». Son frère Samir a eu lui aussi la possibilité d’étudier 2 ou 3 ans en Italie. En 2004, il quitte l’Italie pour la France. Wissam les rejoint à Paris où ils s’y trouvent depuis quelques mois.
** Le Trio Joubran
Formé aux conservatoires de Nazareth et du Caire, Samir, l’aîné des frères Joubran, a commencé le premier et s’est imposé comme un virtuose de oud au Proche-Orient, puis au niveau international. Samir et Wissam font deux concerts en 2001. 3 ans de concerts multiples. Samir forme en 2002 un duo de oud avec Wissam. Leur participation au Festival « Les Nuits atypiques » de Langon sera immortalisée par le disque Tamaas. Adnan, âgé de 18 ans, rejoint ses frères sur scène en 2004. En 2005, c’est avec le CD Randana, terme qui combine les mots arabes « ranna » (résonance) et « dandana » (fredonnement) que né le Trio Joubran. Samir crée le Label « Randana » pour publier des disques d’artistes palestiniens, ce qui constitue là encore une première. En France, le Trio Joubran est maintenant reconnu depuis plusieurs années. Ils sont salués notamment au Festival « Les Suds à Arles », où le duo s’est produit en 2003, puis le Trio en 2006.
A l’époque les deux frères donnent 200 concerts par an. Le Trio maîtrise à la perfection les maqâms traditionnels imprégnant les compositions de tradition, tout en s’autorisant à des improvisations émotionnelles. Nous sommes là aux confins de la musique « Tarab » où se mêle à la fois la nostalgie, le chagrin, et la sensualité. Leur musique ouvre sur une promesse de délivrance là où il n’y a pas de mots mais des silences qui parlent au gré de la musique qui nourrit l’auditeur en profondeur ; et c’est ce que Federico Garcia Lorca appelait le « Cante Jondo » (chants et musique où les thèmes de la mort et de la souffrance dominent largement le répertoire. Le musicien andalou, Manuel de Falla dira un jour : « N'en déplaise aux railleurs, un Cante Jondo pourrait très bien être produit à la suite de ce genre de situation. La douleur intérieure qu'exprime un bon chanteur se matérialise de telle sorte qu'au final il serait théoriquement impossible d'en distinguer la nature de la cause. » Il y a là une proximité de sentiments et d’émotions qui pénètrent ce chant venu de Al-Andalus et du Tarab. L’origine d’une inspiration en soi, mais on ne peut pas ne pas sentir l’Espagne parce que les Arabes étaient en Espagne. Un lien net avec le Flamenco. Les deux musiques se confondent et portent en elles-mêmes un fort héritage commun. D’ailleurs, si nous faisons mémoire de cette terre, une figure ressort en la personne de Abu Hassan Ali ben Nafi (dit Ziryab). Né à Bagdad en 789, il meurt à Cordoue en 857. Il est l'une des principales figures de l'histoire de la musique arabo-andalouse au IXème siècle. C’est certainement lui qui introduisit le oud dans Al-Andalus. On dit qu'à l'âge de douze ans, Ziryab savait déjà chanter à merveille et jouer du oud. Ne serait-ce pas l’âge déjà de notre cher ami Wissam, qui si jeune se donna de tout cœur à la découverte de cet instrument et de la musique ?!?
En 2003, Wissam Joubran publie son premier album Tamaas en duo avec son frère Samir Joubran. En 2004, c'est en trio avec le benjamin Adnan Joubran que l'album Randana est enregistré en formant le Trio Joubran. Ensuite, en 2005 le Groupe Joubran se constitue concrètement avec Adnan. Ce dernier n’était pas « très branché » au début par le oud, et puis un jour Samir et Wissam constate de retour à Nazareth, que le cadet avait appris par lui-même à jouer du oud, et que c’était plutôt génial !!! Les gènes sont là, et apparemment se sont transmis… Wissam revient sur cet épisode : « C’est alors que nous avons décidé de former le « Trio Joubran ». Trois ouds sur scène, c’est du jamais-vu ! C’est une identité que le Trio a créée ». Le Trio se produit dès lors dans les salles internationales comme Carnegie Hall de New York. Ils remportent plusieurs Prix (Meilleures musiques de films (2009, 2011), Prix de la Créativité Artistique Arabe (2013), Médaille de l’Ordre National du Mérite et de l’Excellence (Palestine 2013), entre autres).
Leur musique est unique. Elle est l’expression d’une composition à trois. Ceux qui suivent leur art considèrent leur musique traversée et soutenue par une pureté et une profondeur qui élève l’âme et ouvre les cœurs. Adnan est percussionniste ; et voyant le succès de ses frères, il s’est mis à apprendre là jouer du oud. La musique instrumentale n’existe pas dans le monde arabe. Elle traditionnellement concentrée autour du chant. « L’improvisation est une part fondamentale dans la musique arabe... C’est même l’essence de la pratique de l’oud. On n’est pas oudiste si l’on ne sait pas improviser. Être musicien, c’est improviser. Il faut s’adapter à un public qui change d’un soir à l’autre ». Entre les musiciens, il y a une complicité naturelle. Le groupe concilie l’art traditionnel avec une volonté de toucher les nouvelles générations tout en gardant le « Tarab » comme composante d’une forte charge émotionnelle qui traverse le corps et l’âme. Pour qu’il y ait une improvisation, il faut une histoire, qui s’exprime à travers les maqâms et les nuances des maqâms, et de cette histoire il y a des images qu’on crée. La création artistique vient à la fois du croisement avec le public, la musique que l’on joue ensemble ; et tout arrive naturellement. C’est un échange. Ce qui rend les choses possibles et faciles c’est le fait qu’ils sont trois frères qui cherchent à trouver une identité musicale.
Aujourd’hui, Samir vit entre la France et Ramallah. Adnan vit à Londres, et Wissam à Paris.
** Le poète national palestinien, Mahmoud Darwish et les Frères Joubran
Au début Mahmoud Darwish pensait que sa poésie était à elle seule déjà une musique, et qu’il n’avait pas besoin de oud. Il découvre le oud avec Samir ; puis avec Wissam. Ils se retrouvent sur scène avec le poète plusieurs fois depuis 1996.
Dans une interview assez récente, Wissam Joubran, ressaisit quelques souvenirs liés au poète.
« À 16-17 ans, je ne jouais pas avec Samir, mais j’étais invité pour accompagner un poète sur scène, je jouais juste comme ça ». « Cette complicité n’a existé qu’avec nous, les frères Joubran. Nous avons joué avec Mahmoud Darwich pendant douze ans. Le début fut chaotique. En 1996, Leïla Shahid propose au poète de se faire accompagner lors de sa prochaine récitation par mon frère Samir. Mahmoud Darwich s’indigne et refuse catégoriquement : la poésie se suffit à elle-même. Parce que son amie Leïla Shahid insiste, il accepte à une condition : que Samir ne joue pas en même temps mais entre ses récitations, et pendant quelques minutes seulement. Arrivé le soir concert, tout se passe bien jusqu’à ce que Mahmoud Darwich commence à déclamer pendant que Samir jouait. Mon frère ne savait plus quoi faire. Il a fermé les yeux, il a senti l’alchimie et a compris qu’il fallait continuer ».
De 2002 à 2008 Wissam Joubran a également participé à la lecture des poèmes de Mahmoud Darwish. Ce poète très humble ressentait la musique. Lors de la composition de l’album Majâz, en 2007, il leur avait donné « sa propre vision qui l’a transmise : les couleurs et les choses qu’il imaginait selon la musique. La relation que l’on a eue avec lui nous suivra pour toujours (…) Il ne finira jamais de nous inspirer ».
** Est-ce que le Trio a apporté quelque chose à Mahmoud Darwish ?
« C’est au public de le dire (sourires)… Mahmoud Darwish est très présent encore ! 13 ans avant sa mort, il a insisté de monter sur scène avec le Trio ou un des Frères du Trio Joubran. « Notre dernier récital, celui qui a été le dernier de sa vie) avec lui s’est passé à Arles ». Ils sont montés sur scène devant un public extraordinaire. Tout le monde était debout dans l’Amphithéâtre. Mahmoud les prend par le bras, et leur dit : « Profitez de ça ! Vous êtes l’avenir ! ». « J’ai une demande », dit-il. Il ne faut pas s’inquiéter pour la Palestine. Il faut faire la différence entre les Palestiniens musiciens, et les musiciens palestiniens. Focalisez-vous sur la qualité de votre art, sur ce que vous faites ! Un jour les gens demanderont d’où viennent ces musiciens ? de Palestine…. ; et automatiquement la Palestine alors sera présente ». Le Trio Joubran a accompagné Mahmoud Darwich, à Aix-en-Provence, lors de son dernier concert en 2008.
** La fabrication d’un Oud sous les doigts de Wissam Joubran
Les instruments sont tous crées par le même luthier : Wissam Joubran ! Aujourd’hui, il est le luthier au sein du « Trio Joubran ». Il a hérité de son père ce talent. Il est convaincu que la promotion de la culture palestinienne passe aussi par le oud et la musique. « Nous sommes Palestiniens d'origine, Palestiniens par la culture, par le sang qui coule dans nos veines, par la langue, par notre art…, mais notre message est universel ». La responsabilité du Trio est d’élargir le public du oud. Ils sont inspirés par le passé, et le folklore palestinien. ; mais il crée pour le présent et le futur. Il mélange sa carrière de luthier à celle de musicien. Il demande à tous les luthiers de faire un peu de musique ! « Il y a en effet un public pour le Oud ». En 2018, il crée l’Association internationale du Oud. Il ne touche pas seulement les arabes mais beaucoup plus des européens. La majorité des étudiants sont européens. C’est un bon signe comme étant une ouverture vers une autre culture. Le public est nombreux pour assister à des concerts.
Il réalise et fabrique un à trois ouds par an. Un Oud « simple » c’est environ 300 heures de travail (2 mois et demi environ). Ils sont faits en bois local de noyer, érable, cerisier… ; mais aussi en rose, en palissandre, en acajou… Pour la table d’harmonie, c’est plus limité (en épicéa caucasien européen ou en Cèdre). En os de chameau, de bovin ou avec de la nacre. Chaque bois a sa propre couleur. Il aime marier les couleurs ensemble en rassemblant le monde entier dans ses ouds. Chacun de ces ouds est un instrument unique, véritable œuvre d’art résultant de milliers d’heures de travail. Matériaux nobles et bois précieux, le savoir-faire de Wissam fait de chaque instrument une pièce unique d’excellence. C’est la particularité d’un oud. Chaque oud est différent de l’autre. En le fabricant, on ajoute une petite influence géographique d’une région différente. Les oud du Trio Joubran sont différents dans la forme, et même le son est différent d’un oud à l’autre. Le oud de Samir n’a pas la même rosace que sur celui de Wissam, ce qui donne un son particulier et précis. La nature du bois change beaucoup le son du oud.
Le oud a pris plus que le Kanoun et le Nay. Il génère plus de musiciens et de luthiers. Le son du oud est proche de notre humanité. Ce son nous parle, mais il dépend de qui joue du oud. C’est un instrument très riche dans les émotions. Il touche profondément. Le oud, c’est grâce à lui que le luthier, et les concerts sont nés : « Laud » (en espagnol) est devenu en Français : « Luthier ». Le magasin de parfum « OUD », a pris ce nom parce qu’en Arabe cela veut dire « bois ».
** EPILOGUE d’un entretien… Le Trio Joubran et le soutien à la Palestine
« Rien dire est une force. Il y a 10 ans environ, à Nazareth, la musique du Trio Joubran a été interdite. C’est une force. La musique sans mots est une force ! La Palestine est présente. Un artiste doit être très droit, et être très droit et très transparent. J’ai refusé durant toute ma vie que toute forme d’art soit de l’ordre des loisirs. C’est de la lutte, de la résistance. C’est une identité que l’on est en train de créer pour la Culture. Ce que l’on fait c’est une bonne trace de la Culture. Nous avons la chance d’être écoutés. C’est ça qui est important. On a besoin de plus d’humanité pour prendre des décisions dans notre vie. Quelle direction ? C’est notre force. Le choix est entre nos mains pour qu’il y ait plus d’humanité sur cette Terre. Il y a une différence entre « Devenir humain, et Être humain (BEING HUMAN, HUMAN BEING !!! » Un jeu de mots presque intraduisible.
Le Peuple palestinien participe à ce succès. Il peut s’enorgueillir qu’avec la seule force de la musique, avec six mains et trois cœurs ils puissent porter l’espérance d’un peuple qui cherche à exister, à vivre, à pouvoir porter fièrement leur identité et leur culture. La force de la musique et de l’art travaille les cœurs. Nous attendons la cinquième génération des Joubran pour porter encore un savoir-faire ancestral. Wissam après quelques photos me raccompagne. L’hospitalité de cet homme généreux et exigeant, de cet artiste humble et doux, donne à cet atelier un caractère simple et vrai. La musique qui se dégage du oud sous les doigts de Wissam et de ses frères en est l’expression la plus aboutie.
Patrice SABATER,
Le 27 février 2026
Gaza, chantée par Keny Arkana
Chanson écrite, composée, réalisée et enregistrée par Keny ArkanaPhoto : Brahim Guedich, CC...
Il vous appartient de vivre !
HK chante le dernier poème de Refaat Alareer, poète palestinien de GazaLe 1er novembre 2023,...
« La musique comme message de solidarité »
L'ode d'un musicien palestinien à sa patrie en temps de guerreJalal I. Akel Jr. exprime les...
Harmonies révolutionnaires : discussion avec le musicien Stefan Christoff
Rencontre avec le fondateur du collectif Musiciens pour la Palestine.Photo : Stefan Christoff...
PALESTINE VIVRA 2024
Illustration "Palestinian Lovers" par Venenohttps://www.instagram.com/venenocnn199/Nouveau son...
To save a child
Au profit des enfants de GazaTo Save A Child' est disponible en version digitale. Stream...